Pleins de choses me terrifient :
Sortir dehors la braguette ouverte et surbir des moqueries et devenir rouge tomate / Boire du café froid / chanter comme Marianne James ou la précarité de mes futurs enfants. (nan j'déconne, ça, j'en ai rien à cirer).
Mais le coiffeur peut vraiment être flippant desfois. Parce que la coiffeuse peut te rater complètement. Et tu peux mettre des jours à t'en remette et à pleurer toute seule sur la cuvette des toilettes, de la morve partout, car elle t'auras coupé deux centimètres en plus. Et que tu crois ressembler à Demi Moore dans "a armes égales" j'déterre l'âge de guerre.
Je vais donc vous raconté ce qui s'est passé. Et pourquoi j'ai eu peur.
Je suis allée mercredi matin, à 09h du matin chez le coiffeur.
C'est pas à un bon plan à la base, car si j'ai pas mes 22h de sommeil, je risque d'y aller en étant endormie. Et je peux dans état de fatigue incontrôlé, demander la couleur à Régine. Donc la coiffeuse m'attendait. Elle n'avait pas de clients et machouillait ses cheveux. Et là je me suis demandée si c'était le nouveau lavage à la mode. Déjà là, j'étais à deux mèches de faire demi-tour et d'aller finir ma nuit.
Comme elle avait finit son lavage et rincage à la salive, elle m'a indiquée l'endroit des sièges. Comme-ci je les avais pas vu. Ou comme ci elle avait peur que j'ailles sur ses genoux. Et là est arrivée le moment où j'ai dû bien choisir mes mots pour dire ce que je voulais.
Coiffeuse : Alors, qu'est ce qu'on fait ?
Moi : Une couleur, et on coupe un peu. Mais un 1 cm hein ! Pas 2 , je veux pas être Sim.
Coiffeuse : La couleu, toujours rouge ?
Moi: Oui, mais un rouge flamboyant. Pas foncé. Un truc pétant. Pas de sombre.
Coiffeuse : Je verrai bien du sombre moi.
Moi : Oui, mais nan.
Coiffeuse : Ouais mais ce serait beau.
Bon je t'épargne les détails, car on a continué comme ça pendant 25 minutes. Même que des clients sont partis s'acheter une colo loréal à cora pour se coiffer eux-mêmes.
Elle a voulu les couper d'abord. Bon si ça peut m'éviter de payer 50 euros de + en coloration, j'ai dis ok. Surtout qu'ils étaient méga gras et que j'avais des lentes. Non j'déconne bien évidemment. J'avais juste des poux. Là ca s'est bien passé. Elle m'a fait un massage crânien, même que j'ai pensé qu'elle devait être folle amoureuse de moi pour le faire aussi bien. Mais bon, desfois elle me plantait ses ongles dans mon cuir chevelu. Je me suis dis qu'elle était branchée chiat-su.
Après, au cas où l'eau chaude avait carbonisé ma mémoire, elle m'a remontré l'endroit des sièges. Et là elle a commencé à couper. Et elle m'a raté ma frange. Oui j'ai une frange. En fait, j'ai trois ans. Donc j'ai deux cheveux en + de coupé. Et là ça me rend moche. Alors je vais faire circuler une pétition pour fermer le coiffeur, et je la communiquerai à SOS cheveux.
Et là elle m'a planté pour aller préparer la couleur. Et j'ai prié pour qu'elle ne confonde pas Mylène Farmer et Régine. J'étais prête à lui chanter sans contrefaçon et laissez-passer les p'tits papiers pour vérifier qu'elle ne se trompe pas.
En attendant, j'ai lu un closer pendant que j'étais emmitouflée dans du cellophane.
Là j'ai vu les jambes de Victoria Beckam et j'ai poussé un hurlement. J'ai vu les vergétures de Virginie Efira et j'ai rigolé, et j'ai vu le corpis de Carmen Electra et j'ai pleuré.
C'est dingue comment on ressent toute sortie d'émotion chez le coiffeur.
Après qu'elle ait mélangé du ketchup à ma couleur, elle est venue me l'appliquer. Et là : il y'a eu la soeur d'une femme morte à cora qui est venue raconter sa vie. Enfin, la vie de sa soeur. Qui n'a plus de vie. Pfoua que c'est compliqué.
Alors ma coiffeuse commençait à pleurer. Avec le ciseau dans les mains. Et là j'ai voulu que l'autre ferme sa grande gueule, parce que c'est pas qu'on s'en fout, mais j'allais être loupée quoi merde. Mais bon, elle est enfin partie. Je l'ai ébouillanté dans le lavabo.
Finalement, après 6 shampoings une fois chez moi, une bombe de laque vide, je suis potable.